mardi 9 juin 2015

Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 2 : Sans forme - Gail GARRIGER.

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Titre : Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 2 : Sans forme.
Aureur : Gail GARRIGER.
Editions : Orbit.
Genre : Bit-Lit - Steampunk.
324 Pages.


Résumé : 
Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey.
Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Mon avis : 
Après avoir dévoré le premier tome de la saga Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Garriger, j'avais hâte de me replonger dans la suite des aventures d'Alexia Tarabotti. Heureusement, je n'ai pas eu à attendre bien longtemps puisque je possédais déjà la suite de Sans âme. Je l'ai entamé avec grand enthousiasme et si ce deuxième tome ne m'a pas autant ravi que le premier, j'ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture.



- Attention, ne pas lire la suite si vous n'avez pas lu le premier tome sous risque d'être spoilé. -


Dans ce deuxième opus de la saga du Protectorat de l'ombrelle, Alexia est mariée depuis plusieurs mois au Lord Maccon et mène une vie bien remplie en tant que mujha de la Reine. Son quotidien, et celui de toutes les créatures surnaturelles de Londres, est bouleversé lorsqu'une épidémie d'humanisation fait son apparition à Londres, rendant humaines toutes les créatures surnaturelles de la ville. Alexia et son mari s'emparent de l'affaire et mènent leur enquête qui va les emporter jusqu'en Ecosse, sur les traces de l'ancienne meute de Lord Maccon.

L'ambiance du livre nous plonge à nouveau dans la société londonienne très protocolaire des années 1870 et j'ai adoré retrouver cet univers si particulier construit par Gail Garriger. De même, le personnage d'Alexia Tarabotti, ou devrais-je plutôt dire Alexia Maccon, est toujours aussi génialement égale à elle-même. Avec son caractère bien trempé et ses répliques sarcastiques, elle a su me faire sourire plus d'une fois et j'aime le fait qu'elle soit capable de se débrouiller seule, même dans les situations les plus périlleuses. J'ai aussi beaucoup aimé la complicité entre Alexia et Lord Maccon qui est indéniable et très touchante sans que leur relation n'en devienne niaise pour autant. 

Malheureusement, tout n'était pas parfait dans ce livre et quelques petits points m'ont chiffonné sans gâcher pour autant le plaisir de ma lecture.
Tout d'abord, j'ai été plus d'une fois agacée par les répliques et le comportement d'Ivy, la meilleure amie d'Alexia. Pour être franche, elle est tout ce que je déteste chez un personnage féminin et si j'avais été à la place d'Alexia, je ne me serais pas retenue pour lui mettre plus d'une fois des claques. Elle est agaçante, futile, geignarde, sans grand intérêt et son jeu du chat et de la souris avec Tunstell m'a complètement laissé de marbre.
J'ai également été quelque peu gênée par les explications concernant les machines (et plus particulièrement celles concernant l'éthérographe) qui m'ont parfois complètement perdue. Mais ces détails n'étant pas vraiment indispensables pour comprendre l'histoire, je ne m'y suis pas trop attardée.

Sans forme est un livre très réussi bien que je ne l'aie pas trouvé aussi accrocheur que le premier. Ce deuxième tome ne manque pas d'action, le voyage et l'enquête d'Alexia ne sont pas de tout repos, mais l'intrigue et les rebondissements m'ont paru moins haletants que dans le premier tome où j'avais enchaîné les chapitres sans pouvoir m'arrêter. L'intrigue de Sans forme m'a beaucoup fait pensé à une enquête à la Agatha Christie avec des petits indices distillés un peu partout au compte goutte tout au long du livre et une révélation finale qui ne m'a pas vraiment ébahie. En revanche, ce que l'on apprend à la toute fin du livre et les conséquences qui en découlent m'ont stupéfaite. Je ne me doutais pas du tout de ce qui allait arriver et j'ai trouvé ce dernier rebondissement génial. 


En bref : 
Un deuxième tome très bon, sans être aussi excellent que le premier. Une histoire fraîche, légère qui se termine sur une pointe de suspens et qui laisse présager un troisième tome encore meilleur.


Un petit extrait :

"-Oh, balivernes, soyez raisonnable Tunstell, nous ne sommes pas dans un mélodrame shakespearien, nous sommes en 1870 : le mariage est une question de pratique. Il doit être traité ainsi.

-Mais Lord Maccon et vous vous êtes marié par amour.
Lady Maccon soupira : 
-Et comment savez vous cela ?
-Personne d'autre ne supporterait le comte !"




Chronique des autres tomes de la série : 

dimanche 7 juin 2015

Half Bad, Tome 1 : Traque blanche - Sally GREEN.

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Titre : Half Bad, Tome 1 : Traque blanche.
Auteur : Sally GREEN.
Editions : Milan.
Genre : Fantastique.
384 Pages.

Résumé :
Tout le monde l'ignore, mais notre monde abrite des sorciers. Des sorciers blancs, qui sont bons. Et des noirs, qui incarnent le Mal. Au milieu, il y a Nathan. Nathan, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs. Et dont la mère, grande sorcière blanche, est maintenant morte. Nathan fait peur, car il est différent. Bon ? Mauvais ? Nul ne le sait. À tel point que le Conseil des sorciers lui enlève de plus en plus de libertés. Pour finir par l’enfermer et le torturer. 
Nathan sait qu’il doit s’échapper avant ses 17 ans. Car, à 17 ans, tous les sorciers reçoivent leur don à travers une cérémonie. Et le seul à pouvoir pratiquer cette cérémonie est Marcus, son père. Nathan parvient à s'échapper, mais le plus dur reste à faire : retrouver son père. Comment faire quand tout le monde vous traque, et que vous ne pouvez avoir confiance en personne - pas même en votre famille ou en la fille que vous aimez ?

Mon avis :
Ce qui m'a tout de suite attirée dans ce livre c'est avant tout sa couverture très sombre et intrigante et son résumé dans lequel il était question de sorciers. J'adore les histoires mettant en scène des sorciers ou autres créatures magiques alors je ne pouvais pas passer à côté de ce livre malheureusement, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. Ce roman n'est pas mauvais, loin de là, mais il est assez particulier, à la fois dans son ambiance, ses personnages et dans le style d'écriture de l'auteure. Plusieurs fois j'ai eu envie de refermer ce livre et d'abandonner ma lecture mais je me suis accrochée et je suis tout de même allée au bout des 384 pages afin de connaître le fin mot de l'histoire.

Les premières pages de Half Bad ne laissent pas indifférentes et nous plongent tout de suite dans une ambiance sombre et oppressante qui nous suivra tout au long de notre lecture. On attaque cette histoire en découvrant Nathan, un jeune garçon enfermé dans une cage et martyrisé par une femme. 
Le style d'écriture est lui aussi très particulier puisque durant les premiers chapitres, l'auteure a pris le parti de raconter son histoire à la deuxième personne du singulier. Je ne suis pas habituée à lire des récits racontés de ce point de vue et je dois avouer que j'ai été un peu perturbée au début. Heureusement, par la suite, Sally Green revient à une narration plus classique qui m'a un peu plus séduite. L'auteure fait également un retour en arrière afin de permettre au lecteur de comprendre comment Nathan s'est retrouvé enfermé dans cette cage. 

L'intrigue de Half Bad, que j'ai trouvé un peu trop simple, ne m'a pas particulièrement séduite. Il y est question d'un jeune sorcier en devenir qui doit échapper à un Conseil afin de pouvoir accomplir la cérémonie qui, le jour de ses 17 ans lui permettra de devenir un véritable sorcier. J'ai trouvé que cette histoire manquait de rebondissements et de péripéties qui auraient pu rendre le roman plus captivant . Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis ennuyée mais. De même, la fin du livre m'a laissé complètement de marbre.  

Si la trame de l'histoire n'a rien de spécial, heureusement, il en va tout autrement des personnages qui ont eux une personnalité très complexe. J'ai tout de suite beaucoup aimé Nathan, le personnage principal de l'histoire qui est pour moi la grande force de ce roman.
Très vite, on découvre que Nathan n'est pas un sorcier comme les autres. C'est un semi-code. Sa mère était une sorcière blanche et son père, Marcus, est un puissant sorcier noir recherché activement par le Conseil des sorciers. Nathan a grandi entouré de sorciers blancs qui l'ont toujours dénigré et qui n'hésitent pas à l’enfermer et à le torturer. Malgré tous les mauvais traitements qu'il a pu subir, toutes les insultes qu'il a dû endurer, Nathan continue à se battre. Il est déterminé à accomplir le rituel, le jour de ses 17 ans qui lui permettra de devenir un sorcier accompli et jamais il ne baisse les bras. J'ai adoré ce personnage battant, au fort caractère et à la personnalité complexe. 

L'autre aspect du livre qui m'a aussi beaucoup plu, c'est que la frontière entre le bien et le mal est très floue. Dès le début du roman, on nous présente les sorciers blancs comme étant ceux censé incarner le bien mais plus on avance dans l'histoire et plus on découvre qu'ils peuvent faire preuve d'une cruauté redoutable. Quant aux sorciers noirs qui nous sont présentés comme des êtres impitoyables, on les prend en pitié et on apprend même à les apprécier. 


En bref : 
Une histoire assez particulière, plutôt sombre, qui m'a intriguée sans ma captiver.


Un petit extrait :

"J'ai malgré tout un secret. Un secret si noir, si désespéré, si absurde qu'il m'est impossible de le partager. Une petite histoire que je me raconte le soir, avant de m'endormir. Mon père n'a en réalité rien d'un personnage maléfiques ; il est fort et puissant. Il s'inquiète pour moi...il m'aime."



Le trailer de Half Bad si ça vous tente : 



samedi 6 juin 2015

Les chroniques Lunaires, Tome 1 : Cinder - Marissa MEYER

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Titre : Les chroniques lunaires, Tome 1 : Cinder.
Auteur : Marissa MEYER.
Editions : Pocket Jeunesse.
Genre : Dystopie - Fantastique.
384 Pages.

Résumé : 
Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.Une terrible épidémie ravage la population.Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...

Mon avis : 
Les réécritures de contes pour enfants ne m'ont jamais trop attirée, pour la simple et bonne raison que ces histories ont bercé mon enfance et que j'ai toujours peur d'être déçue par la réadaptation de l'auteur. J'ai toujours peur que l'histoire soit trop proche du conte originale et donc sans surprise ou qu'au contraire, elle s'en éloigne un peu trop et que l'on ne reconnaisse plus le conte dont elle s'inspire. Lors de sa sortie, Cinder ne me tentait donc pas tellement. Pourtant, depuis quelques mois, j'étais de plus en plus attirée par la saga des chroniques lunaires de Melissa Meyer, notamment grâce aux nombreux avis presque tous unanimement positifs que j'ai pu lire et qui ont fini par me convaincre. J'ai donc décidé de me lancer et bien que l'histoire ne m'ait pas laissée sans voix comme pour certains, j'ai tout de même apprécié ma lecture et passé un agréable moment.

Dans ce premier tome de sa saga des Chroniques lunaires, Marissa Meyer reprend le conte pour enfant de Cendrillon et le transpose dans un univers futuriste. Ce qui m'a tout de suite plu dans ce livre c'est que, loin de faire une simple copie du conte originale, Marissa Meyer a su insuffler à son histoire une dose de modernité et surtout, une originalité qui nous permet très vite d'oublier le conte originale de Cendrillon et d'apprécier ce roman à sa juste valeur. 

Les éléments essentiels du conte de Cendrillon sont tout de même omniprésents dans le livre de Marissa Meyer. On y retrouve donc la méchante belle-mère, les deux sœurs, le prince charmant et le bal mais les ressemblances s'arrêtent là. Très vite, le premier tome de la saga des Chroniques lunaires se détachent du conte classique et derrière l'histoire de la rencontre entre un prince charmant et une jeune fille de basse condition on découvre une autre intrigue aux enjeux beaucoup plus importants qui relègue la romance au second plan.

L'histoire de Cinder se déroule dans un lointain futur, après la quatrième guerre mondiale. Depuis longtemps, un conflit sous-tend les relations entre le Terre et la Lune et alors que sur Terre, une épidémie fait rage et que le prince Kaito est sur le point de devenir empereur de la Communauté, sur la Lune, la méchante reine Levana est prête à tout pour devenir impératrice de la Communauté. Dans ce contexte très tendue, Cinder, une jeune mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg va faire la connaissance du prince Kai et de cette improbable rencontre va naître une complicité à laquelle elle ne s’attendait pas. 

Le personnage de Cinder est particulièrement attachant. Martyrisée par sa belle-mère, on prend très vite cette jeune fille en pitié. Malheureusement, le voile de mystère qui entoure Cinder est facilement levée et on devine sans trop de mal sa véritable identité. Toutefois, ce manque de surprise ne gâche en rien le plaisir de la lecture. 

On pourrait également tomber facilement sous le charme du prince Kai mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé ce personnage un peu trop lisse et parfait pour être vrai. Il est beau, intelligent, touchant et en plus il est prince : bref, il a tout du héros sans défaut qui a tendance à me taper sur les nerfs. 
A l'inverse, j'ai trouvé le personnage de Levana beaucoup plus intéressant. Cette reine aux pouvoirs inquiétants incarne à merveille la méchante des contes de fées.

En bref : 
L'auteure a su réinventer le conte de Cendrillon sans lui faire perdre son identité. C'est un premier tome très prometteur, agréable à lire et divertissant mais sans grande surprise. 

Un petit extrait :
« Kai s'écarta de l'établi et regarda autour de lui.
- Demandez à l'un de vos voisins de garder un œil sur votre échoppe.
- Certainement pas. Je paie pour louer cette échoppe. Je ne vais pas l'abandonner pour le premier prince qui passe. »



mardi 2 juin 2015

Bone Season, Tome 1 : Saison d'os - Samantha SHANNON

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Titre : Bone Season, Tome 1 : Saison d'os.
Auteur : Samantha SHANNON.
Editions : J'ai lu.
Genre : Dystopie - Fantastique
573 Pages.

Résumé :
Londres, 2059. Paige Mahoney travaille pour une organisation criminelle souterraine. Son job : glaner des informations en s'insinuant dans le cerveau des gens illégalement. Car Paige est une clairvoyante, "une anormale", et elle n'est pas la seule. Mais selon les règles de Scion, son existence même est déjà une trahison.



Mon avis : 
J'avais hâte de me plonger dans ce livre. Depuis plusieurs mois, il me faisait de l’œil, tout d'abord parce que son résumé était vraiment alléchant (une jeune femme douée de pouvoirs psychiques et travaillant pour une organisation criminelle, il n'en faut pas plus pour attirer mon attention) mais aussi parce que j'en avais entendu dire beaucoup de bien. Alors dès que je l'ai eu entre mes mains, je me suis plongée dedans et le moins que je puisse dire, c'est que mes attentes n'ont pas été déçues.
Tout d'abord, je tiens à dire que je suis admirative face aux trésors d'imagination dont à fait preuve Samantha Shannon, l'auteure de Saison d'os pour créer son univers dystopique. Le monde qu'elle a imaginé est tout simplement unique en son genre, incroyablement complexe et bien construit. Essayer de vous le décrire en quelques lignes serait peine perdue mais je peux tout de même vous en brosser un portrait très rapide. L'histoire débute à Londres en l'an 2059. La capitale anglaise qui nous est dépeinte dans ce livre n'a absolument rien à voir avec la ville telle que certains peuvent la connaître. Il n'y a plus de royauté depuis l'an 1901 et désormais, c'est une organisation du nom de Scion qui dirige la ville. Certaines personnes, aussi appelées clairvoyants, présentent des capacités psychiques. Ils ont interdiction formelle d'utiliser leurs dons de voyances sous peine de mort et sont traqués sans relâche par la Division de Vigilance Nocturne. Dans cette société futuriste, les organisations criminelles se sont développées comme des petits pains et forment un véritable Etat dans l'Etat. Ils  recrutent à tours de bras des clairvoyants pour mener leurs petits crimes. Paige Mahoney, une clairvoyante dotée du don de marcherêve, fait partie de l'une de ces organisations criminelles. Elle travaille pour les Sept-Sceaux et son Seigneur-mime Jaxon Hall, depuis l'âge de seize ans jusqu'au jour où elle arrêtée par des membres de le DVN et amenée dans un endroit mystérieux contrôlé par des êtres qui n'ont rien d'humain.

Les premiers chapitres de ce romans servent essentiellement à poser le cadre de l'histoire et à nous présenter l'organisation de la société. Ce n'est pas le moment le plus amusant du livre. La lecture peut même sembler parfois un peu laborieuse, notamment à cause des mots complètement nouveaux, inventés par l'auteure pour décrire son monde. Néanmoins, c'est un passage obligé pour pouvoir comprendre et apprécier pleinement l'histoire de Paige Mahoney. De plus, on parvient très vite à maîtriser ce vocabulaire technique et une fois les premiers chapitres passés, on entre véritablement dans l'intrigue, on est happé dans les pages de ce livres et il est bien difficile d'en ressortir avant de connaître le fin mot de l'histoire.

Ce qui m'a particulièrement plu dans ce livre, outre l'univers riche dans lequel se déroule l'intrigue, c'est la magie on ne peut plus originale et très bien développée qu'a su créer Samantha Shannon. Je n'ai jamais lu de livre utilisant la magie de la voyance de façon aussi poussée. Entre les chiromanciens, les dendromanciens, les spodomanciens, les cléromanciens, et j'en passe et des meilleurs, les amateurs de la science divine seront aux anges. 

J'ai également beaucoup aimé le personnage de Paige. Forte, débrouillarde et indépendante, elle garde une part de vulnérabilité et elle est toujours là pour aider ses amis. C'est l'héroïne idéale pour un roman dystopique et son fort caractère ne lui sera pas de trop pour lui permettre de survivre dans ce milieu hostile. Sa relation avec le sombre et  mystérieux Gouverneur est captivantes et j'ai adoré les moments mettant ces deux personnages en scène. 

Le seul gros bémol que je pourrais apporter à ce livre concerne la sortie française du tome 2 de cette saga. Initialement prévue pour mai 2015, elle semble avoir été repoussée à Janvier 2017 et je ne sais pas si je pourrais attendre aussi longtemps pour lire le tome 2 !


En bref :
Un premier tome très réussi qui tient toutes ses promesses. Une histoire entraînante et des personnages aux personnalités complexes dans un univers riche et bien construit, que demander de plus !


Quelques extraits : 
"J'avais toujours su que le paradis n'existait pas. Jax me l'avait répété un nombre incalculable de fois. Même le Gouverneur me l'avait dit. Il n'y avait qu'une lumière blanche, l'ultime lueur ; une dernière étape en lisière de conscience, là où toutes les choses s'achevaient. Au-delà, résidait l'inconnu. Toutefois, si le paradis avait existé, il m'aurait fait cette impression là. Celle de toucher l'éther à mains nues. Je n'aurais jamais imaginé une chose pareille de sa part. Ni de celle de qui que ce soit d'autre.Je serrai les mains dans son dos, le forçant à se plaquer au plus près de moi. Il me prit la nuque dans sa paume. Je sentais la moindre rugosité de sa peau."




dimanche 31 mai 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon

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Titre : Nos faces cachées.
Auteur : Amy Harmon.
Editions : Robert Laffont.
Genre : Young-Adult.
436 Pages.



Résumé :

Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... 
Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


Mon avis : 
Il est des romans que vous ne pouvez pas lâcher avant d'avoir lu le dernier mot, des romans qui ne vous laissent qu'une envie une fois la dernière page tournée, reprendre sa lecture depuis le début. Nos faces cachées en fait partie. 

Ce roman, c'est 436 pages avalées en une soirée, enfermée dans ma chambre, alors même que je venais de lire deux autres romans dans la même journée, c'est 436 pages de pur plaisir, 436 pages d'intenses émotions.
En commençant à lire ce livre un Samedi soir, je ne comptais pas y passer toute la nuit, j'avais juste prévu de lire les quelques premières pages pour découvrir l'ambiance et l'univers mis en place par Amy Harmon puis de reprendre ma lecture le lendemain. Pourtant, une fois les premières pages avalées, je me suis retrouvée complètement incapable de m'arracher à ma lecture. J'ai été happée par les pages de ce livre, j'étais suspendue à cette magnifique histoire d'amour et d'amitié qui m'a chamboulé le cœur. Loin des clichés des romans d'amour, cette histoire est intense, déchirante, bouleversante mais reste profondément humaine.

Parlons-en de l'histoire justement. A la base, elle n'a rien de vraiment originale. On y retrouve un schéma classique de la romance Young-adult : Fern, une jeune fille tout à fait quelconque est amoureuse depuis des années du beau Ambrose Young, la star de son lycée mais elle se sent invisible à ses yeux. Elle cesse de l'être le jour où elle commence à lui écrire des mots d'amour en se faisant passer pour Rita, sa meilleure amie qui a un physique beaucoup plus avantageux qu'elle. Ambrose découvre le pot aux roses et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne va pas bien le prendre. Cette trame, tout ce qu'il y a de plus banal, va être enrichie par une multitude d'éléments qui rendent ce livre unique et terriblement émouvant.

Les personnages tout d'abord, sont vrais et touchant de sincérité.
Bailey, le cousin de Fern, force l'admiration. Atteint d'une maladie incurable, la myopathie de Duchenne, il sait depuis son enfance qu'il est condamné à mourir jeune, pourtant, jamais il ne s’apitoie sur son sort ou ne baisse les bras. Il croque la vie à pleine dent, respire la joie de vivre et l'optimisme et on ne peut que l'apprécier pour cela.

Fern est une jeune fille mal dans sa peau à qui l'on a toujours répété qu'elle n'était pas belle mais elle garde le sourire et la joie de vivre. Elle adore lire et écrire des romans d'amour et elle soutient son cousin dans toutes ses épreuves. C'est une battante, comme son cousin pour qui elle est toujours là et l'amitié qui lie ces deux personnages est indéniablement profonde. 

Quant au personnage d'Ambrose Young, il avait tout pour être l’incarnation du cliché du lycéen beau gosse à qui tout réussi : il est beau, c'est un sportif talentueux promis à un brillant avenir, il est intelligent, gentil et attentionné. Ce jeune homme aurait très vite pu devenir agaçant de perfection, pourtant, ce n'est pas le cas. Amy Harmon a réussi avec brio à le rendre humain en nous faisant part de ses doutes et on comprend que sous ce masque de perfection, Ambrose est torturé. Après un événement tragique, il s'enferme dans son chagrin et sa douleur et décide de s'engager dans l'armée. Il réussi à convaincre ses quatre meilleurs amis de le suivre mais aucun d'eux n'en ressortira indemne.

Les relations d'amour et d'amitié qui se nouent entre ces trois personnages sont magnifiques. Une amitié forte et à l'épreuve de tout entre Fern et Bailey et un amour beau et touchant entre Fern et Ambrose. Rien n'est facile pour les deux amoureux qui vont mettre du temps avant de se trouver. Ils se cherchent, se découvrent. L'amour ne naît pas d'un coup de baguette magique entre eux deux mais c'est ce qui rend cette lecture si délicieuse.   

J'ai versé quelques larmes en lisant ce roman. J'ai souri aussi face à certaines répliques pleine d'esprit car oui, ce roman n'est pas qu'une simple histoire d'amour. Ce qui le rend si spécial, si bouleversant, c'est qu'il s'agit aussi d'une belle leçon de vie qui pose certaines réflexions : Comment aimer sans s'arrêter aux apparences ou aux préjugés ? Comment vivre en sachant que l'on est condamné à mort ? Comment faire face à la perte d'amis ?


En bref : 
C'est beau, c'est bon, c'est doux. C'est triste et poignant et ça ne laissera personne indifférent.


Quelques extraits : 
- C'est dur à accepter parfois, dit soudain Bailey.
Fern attend la suite.
- C'est dur d'admettre qu'on ne sera jamais aimé comme on pourrait l'être.

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Si Dieu façonne nos visage, a-t-il ri quand il a créé le mien ?

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C'est le genre de fille qui se moque d'arriver à une fête dans un mini-van équipé pour un fauteuil roulant. Le genre de fille tout excitée à l'idée de jouer à un jeu débile. Le genre de fille à revenir pour lui dire au revoir alors qu'il l'a traitée comme de la merde. Et ce qu'il aimerait, plus que tout, c'est changer ça.

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- J'ai souvent pensé que la beauté était un frein à l'amour, répondit le père de Fern.
- Pourquoi?
- Parce qu'il nous arrive de tomber amoureux d'un visage et non de ce qu'il dissimule.



samedi 30 mai 2015

Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme - Gail Garriger.

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Titre : Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme.
Auteur : Gail Garriger.
Editions : Orbit ou Le livre de poche.
Genre : Bit-lit et Steampunk.
324 Pages.

Résumé :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.
Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Mon avis :

Lorsque ce livre a commencé à faire son apparition sur les étals des librairies, je me suis dit que jamais je ne le lirai. Il s'agissait une fois de plus d'une histoire de vampires et de loups-garous, un énième roman qui surfait sur la vague de la mode des créatures nocturnes. Or, après avoir essayé Twilight et deux ou trois autres livres contenant des vampires, anges, loups-garous et autres créatures dans le même genre, je m'étais très vite lassée et je fuyais tout ce qui pouvait se rapprocher de près ou de loin à ce type de romans. Sans âme de Gail Garriger n'était donc vraiment pas fait pour moi. Pourtant, lorsque je l'ai vu sur une étagère de ma bibliothèque, je me suis laissée tenter, faute d'avoir trouvé mieux. Je savais que si je n'aimais pas ce livre, j'aurais moins de scrupule à ne pas le terminer en sachant que je ne l'avais pas acheté. Mais cette question ne s'est jamais posée puisque j'ai terminé ce livre en à peine une journée.

Je suis fière de pouvoir dire que Gail Garriger m'a définitivement réconciliée avec les histoires de vampires et de loups-garous. Mais attention, Sans âme est loin d'être n'importe quelle histoire de vampires et loups-garous. Dans la très chic société londonienne du 19ème siècle on suit les aventures d'Alexia Tarabotti, une jeune femme qualifiée de vieille fille car à 26 ans, elle n'est toujours pas mariée. Très vite, on découvre qu'Alexia n'a rien d'une femme ordinaire et que faute de pouvoir contrôler sa curiosité, elle se retrouve très souvent dans des situations délicates.

Le roman commence très fort puisque dès les premières pages du livre, Alexia fait une rencontre des plus désagréable. S'en suit alors une multitude de péripéties et de rebondissements qui ne laissent pas une seconde de répit au lecteur. On se retrouve happé dans l'histoire et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Les pages défilent et avant même qu'on ne s'en rende compte, on se retrouve à la fin du livre.

La première chose qui m'a séduite dans ce roman, c'est le personnage principal, Alexia Tarabotti. Dès le premier chapitre, on comprend qu'elle n'a rien à voir avec toutes ces héroïnes un peu trop fleur bleu et niaises que l'on retrouve très souvent dans les histoires qui font appel aux vampires et loups-garous et qui me hérissent les poils. Alexia, au contraire, est forte, indépendante, audacieuse et pleine de maturité. Elle n'a pas un physique parfait, ce qui la rend d'autant plus appréciable, elle est débrouillarde, intelligente et pleine d'humour. Elle n'a pas la langue dans sa poche et ses répliques cinglantes m'ont plus d'une fois fait rire, mais elle ne parle jamais pour dire des choses stupides. Bref, Alexia a toutes les qualités que j'apprécie chez une héroïne de roman.

Lord Maccon, l'autre personnage central de ce livre, m'a lui aussi beaucoup plu. Beau mais quelque peu bourru, il ne laisse personne indifférent et je me suis régalée en lisant les interactions entre ces deux forts caractères. Chaque fois qu'Alexia et Lord Maccon se retrouvent dans la même pièce, on peut être sûr de ne pas s'ennuyer. Bien sûr, on devine très vite que derrière le jeu d'attirance/répulsion entre Alexia et Lord Maccon, il se cache quelque chose de beaucoup plus sérieux. On prend un malin plaisir à les voir se chercher tout au long de la lecture, d'autant plus que Gail Garriger a su rendre cela amusant et piquant sans que cela ne devienne barbant ou redondant.

L'autre atout de ce roman n'est autre que l'écriture de Gail Garriger. L'auteure de Sans âme a adopté un style assez particulier, inspiré de la façon de parler du 19ème siècle. Cela aurait pu vite devenir lourd et pompeux et pourtant ce n'est pas le cas. Ce style très élaboré se marrie parfaitement avec l'atmosphère du roman et rend ce livre unique en son genre.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré l'histoire d'Alexia Tarabotti. D'ailleurs, je me suis déjà procurée la suite et il me tarde de me plonger dedans !

En bref :
Une lecture addictive et de qualité, pleine d'humour et rafraîchissante qui ne vous ennuiera pas. N'hésitez pas une seconde avant de vous plonger dedans.

Quelques extraits pour vous tenter :
Mademoiselle Tarabotti leur apparaissait comme une vieille fille dont la triste condition résultait de toute évidence de la combinaison d’une personnalité dominatrice, d’un teint mat et d’un visage aux traits trop prononcés. Alexia considérait qu’expliquer l’absence d’âme aux masses mal informées n’en valait pas la peine. C’était presque, mais pas tout à fait, aussi embarrassant que l’on sache que son père était à la fois mort et italien.

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« Lord Maccon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ? »
Le comte souleva un sourcil élégant.
« La première fois que nous nous sommes rencontrés, je crois que c’est moi qui ai fait une chute particulièrement indigne.
- Comme je vous en ai déjà informé, précisa Alexia en brossant sa robe, je n’avais pas laissé ce hérisson là intentionnellement. Comment pouvais-je savoir que vous alliez vous asseoir sur cette malheureuse créature ? »




jeudi 28 mai 2015

Five Kingdoms, Tome 1 : Les pirates du ciel - Brandon Mull

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Titre : Five Kingdoms, Tome 1 : Les pirates du ciel.
Auteur : Brandon Mull.
Genre : Jeunesse.
Editions : Hachette romans.
416 Pages.

Résumé : 
Tout ce que voulait Cole Randolph le soir d’Halloween, c’était passer une bonne soirée avec ses amis – et peut-être aussi de se rapprocher un peu de Jenna Hunt, la plus jolie fille du collège. Il était bien loin d’imaginer que la maison hantée était la porte d’entrée vers une autre dimension. Ni que des malfaiteurs forceraient ses amis, Dalton et Jenna, à franchir le portail, pour en faire des esclaves. Cole n’a pas le choix : il s’élance à leur suite avant que le passage se referme. Il atterrit dans les Confins, un monde magique constitué de cinq royaumes qui s’étendent entre réalité et imagination. Seul problème : une fois qu’on y est, il devient très difficile de repartir des Five Kingdoms… 


Mon avis : 
Ce livre marque le grand retour de Brandon Mull après la fin de sa saga Fableheaven qui semblait avoir séduit bon nombre de lecteurs. Je n'avais jamais eu l'occasion ou l'envie de lire ces premiers livres. Néanmoins, face à la couverture pleine de promesses d'aventures de son roman jeunesse Five Kingdoms je n'ai pas su résister et je me suis lancée dans la découverte de ce nouvel univers. 

Je dois tout de suite vous avouer que je n'ai pas beaucoup apprécier cette lecture qui pourtant à la base semblait avoir tout pour me plaire : un univers parallèle fantastique, du mystère, du danger, de l'aventure. C'était le mélange parfait pour ne pas s'ennuyer d'un bout à l'autre du livre et pourtant, je n'ai cessé d'être gênée, tout au long de ma lecture, par une multitude d'éléments.

Tout d'abord, les réactions des personnages manquent parfois cruellement de réalisme. Si comme Cole, le héros de l'histoire, je m'étais, du jour au lendemain, retrouvée projetée dans un univers parallèle où les enfants deviennent esclaves, je ne l'aurais sûrement pas pris aussi sereinement que lui.
De même, les réactions tantôt puériles et agaçantes des personnages secondaires m'ont un peu rebutées et rendent difficiles pour le lecteur de s'attacher à eux.

Ensuite, j'ai eu un peu de mal à comprendre le fonctionnement de ce monde parallèle. Or, même si ce roman se situe dans la littérature de l'imaginaire, je pense qu'il est essentiel de le rendre compréhensible et plus vrai que nature afin que le lecteur puisse se le représenter du mieux possible et prendre plaisir à y évoluer. Certains auteurs de livres jeunesses parviennent avec brio à mettre en place un univers parallèle attirant et savent séduire les lecteurs,  jeunes comme moins jeunes grâce à un monde riche et complexe, des personnages vrais et attachants, une intrigue captivante, une écriture efficace mais ce n'est pas le cas de ce livre. 
J'ai trouvé les personnages plats, peu développés et insipides. On ne s'attache pas du tout à eux et ils m'ont laissé tout à fait indifférente. Les explications qui sont apportées sont parfois un peu tirées par les cheveux et elles sont lâchées un peu vite, sans aucune subtilité. L'intrigue se résout un peu trop facilement à mon goût et la scène finale est loin d'être. 

Enfin, l'autre reproche que je pourrais faire à ce livre concerne l'écriture que j'ai trouvé un peu trop approximative et inégale. La narration est bien menée et les descriptions sont agréables à lire : elles sont parlantes pour le lecteur sans être trop lourdes. En revanche, les dialogues ne sont pas du tout convaincants. Les répliques s'enchaînent de manière précipitée et certaines paroles qui sortent de la bouche d'enfants de onze-douze ans ne sont pas du tout adaptées à leur jeune âge.

Néanmoins, tout n'est pas à jeter dans ce livre. Les plus jeunes prendront sûrement plaisir à suivre les aventures tumultueuses de Cole Randorf, qui est loin des caricatures des jeunes héros trop parfaits que l'on peut parfois trouver dans certains livre. Cole est un garçon normal, courageux sans être téméraire et plein de ressources, mais rien ne laisse à penser qu'il ait quoi que ce soit de différents des autres garçons de son âge dans ce premier tome. 
L'autre gros point positif de ce livre tient à l'imagination foisonnante de son auteur. L'univers que Brandon Mull a créé est tout à fait original, ça on ne peut pas le lui reprocher. Entre des épées sauteuses qui permettent de faire des bons insensés, des monstres géants, des hamburgers gros comme des voitures, un étang de lait rempli de cookies géants, le lecteur a de quoi être dépaysé. Tout, même les choses les plus incroyables, semblent possibles de ce monde. Toutefois, à vouloir trop en faire, Brandon Mull prend également le risque de nous perdre.

En bref :
Un livre qui est loin de m'avoir convaincu. J'ai peut-être un peu trop le soucis du détail pour apprécier cette histoire un poil trop enfantine à mon goût mais qui plaira sûrement beaucoup plus un à public plus jeune.


Quelques extraits :

La lame transperça l’œil et Cole eut la sensation que son avant-bras s'enfonçait dans un grand bol de soupe chaude et gluante.
Le cyclope s'effondra sur le dos. Sans lâcher son arme, le garçon, stupéfait atterrit sur le visage du géant et vit qu'un sang épais culait de son œil.
Cole était en vie. Gromar, lui, était bel et bien mort.

Une petite note : 

 
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