dimanche 31 mai 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon

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Titre : Nos faces cachées.
Auteur : Amy Harmon.
Editions : Robert Laffont.
Genre : Young-Adult.
436 Pages.



Résumé :

Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... 
Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


Mon avis : 
Il est des romans que vous ne pouvez pas lâcher avant d'avoir lu le dernier mot, des romans qui ne vous laissent qu'une envie une fois la dernière page tournée, reprendre sa lecture depuis le début. Nos faces cachées en fait partie. 

Ce roman, c'est 436 pages avalées en une soirée, enfermée dans ma chambre, alors même que je venais de lire deux autres romans dans la même journée, c'est 436 pages de pur plaisir, 436 pages d'intenses émotions.
En commençant à lire ce livre un Samedi soir, je ne comptais pas y passer toute la nuit, j'avais juste prévu de lire les quelques premières pages pour découvrir l'ambiance et l'univers mis en place par Amy Harmon puis de reprendre ma lecture le lendemain. Pourtant, une fois les premières pages avalées, je me suis retrouvée complètement incapable de m'arracher à ma lecture. J'ai été happée par les pages de ce livre, j'étais suspendue à cette magnifique histoire d'amour et d'amitié qui m'a chamboulé le cœur. Loin des clichés des romans d'amour, cette histoire est intense, déchirante, bouleversante mais reste profondément humaine.

Parlons-en de l'histoire justement. A la base, elle n'a rien de vraiment originale. On y retrouve un schéma classique de la romance Young-adult : Fern, une jeune fille tout à fait quelconque est amoureuse depuis des années du beau Ambrose Young, la star de son lycée mais elle se sent invisible à ses yeux. Elle cesse de l'être le jour où elle commence à lui écrire des mots d'amour en se faisant passer pour Rita, sa meilleure amie qui a un physique beaucoup plus avantageux qu'elle. Ambrose découvre le pot aux roses et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne va pas bien le prendre. Cette trame, tout ce qu'il y a de plus banal, va être enrichie par une multitude d'éléments qui rendent ce livre unique et terriblement émouvant.

Les personnages tout d'abord, sont vrais et touchant de sincérité.
Bailey, le cousin de Fern, force l'admiration. Atteint d'une maladie incurable, la myopathie de Duchenne, il sait depuis son enfance qu'il est condamné à mourir jeune, pourtant, jamais il ne s’apitoie sur son sort ou ne baisse les bras. Il croque la vie à pleine dent, respire la joie de vivre et l'optimisme et on ne peut que l'apprécier pour cela.

Fern est une jeune fille mal dans sa peau à qui l'on a toujours répété qu'elle n'était pas belle mais elle garde le sourire et la joie de vivre. Elle adore lire et écrire des romans d'amour et elle soutient son cousin dans toutes ses épreuves. C'est une battante, comme son cousin pour qui elle est toujours là et l'amitié qui lie ces deux personnages est indéniablement profonde. 

Quant au personnage d'Ambrose Young, il avait tout pour être l’incarnation du cliché du lycéen beau gosse à qui tout réussi : il est beau, c'est un sportif talentueux promis à un brillant avenir, il est intelligent, gentil et attentionné. Ce jeune homme aurait très vite pu devenir agaçant de perfection, pourtant, ce n'est pas le cas. Amy Harmon a réussi avec brio à le rendre humain en nous faisant part de ses doutes et on comprend que sous ce masque de perfection, Ambrose est torturé. Après un événement tragique, il s'enferme dans son chagrin et sa douleur et décide de s'engager dans l'armée. Il réussi à convaincre ses quatre meilleurs amis de le suivre mais aucun d'eux n'en ressortira indemne.

Les relations d'amour et d'amitié qui se nouent entre ces trois personnages sont magnifiques. Une amitié forte et à l'épreuve de tout entre Fern et Bailey et un amour beau et touchant entre Fern et Ambrose. Rien n'est facile pour les deux amoureux qui vont mettre du temps avant de se trouver. Ils se cherchent, se découvrent. L'amour ne naît pas d'un coup de baguette magique entre eux deux mais c'est ce qui rend cette lecture si délicieuse.   

J'ai versé quelques larmes en lisant ce roman. J'ai souri aussi face à certaines répliques pleine d'esprit car oui, ce roman n'est pas qu'une simple histoire d'amour. Ce qui le rend si spécial, si bouleversant, c'est qu'il s'agit aussi d'une belle leçon de vie qui pose certaines réflexions : Comment aimer sans s'arrêter aux apparences ou aux préjugés ? Comment vivre en sachant que l'on est condamné à mort ? Comment faire face à la perte d'amis ?


En bref : 
C'est beau, c'est bon, c'est doux. C'est triste et poignant et ça ne laissera personne indifférent.


Quelques extraits : 
- C'est dur à accepter parfois, dit soudain Bailey.
Fern attend la suite.
- C'est dur d'admettre qu'on ne sera jamais aimé comme on pourrait l'être.

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Si Dieu façonne nos visage, a-t-il ri quand il a créé le mien ?

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C'est le genre de fille qui se moque d'arriver à une fête dans un mini-van équipé pour un fauteuil roulant. Le genre de fille tout excitée à l'idée de jouer à un jeu débile. Le genre de fille à revenir pour lui dire au revoir alors qu'il l'a traitée comme de la merde. Et ce qu'il aimerait, plus que tout, c'est changer ça.

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- J'ai souvent pensé que la beauté était un frein à l'amour, répondit le père de Fern.
- Pourquoi?
- Parce qu'il nous arrive de tomber amoureux d'un visage et non de ce qu'il dissimule.



samedi 30 mai 2015

Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme - Gail Garriger.

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Titre : Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme.
Auteur : Gail Garriger.
Editions : Orbit ou Le livre de poche.
Genre : Bit-lit et Steampunk.
324 Pages.

Résumé :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.
Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Mon avis :

Lorsque ce livre a commencé à faire son apparition sur les étals des librairies, je me suis dit que jamais je ne le lirai. Il s'agissait une fois de plus d'une histoire de vampires et de loups-garous, un énième roman qui surfait sur la vague de la mode des créatures nocturnes. Or, après avoir essayé Twilight et deux ou trois autres livres contenant des vampires, anges, loups-garous et autres créatures dans le même genre, je m'étais très vite lassée et je fuyais tout ce qui pouvait se rapprocher de près ou de loin à ce type de romans. Sans âme de Gail Garriger n'était donc vraiment pas fait pour moi. Pourtant, lorsque je l'ai vu sur une étagère de ma bibliothèque, je me suis laissée tenter, faute d'avoir trouvé mieux. Je savais que si je n'aimais pas ce livre, j'aurais moins de scrupule à ne pas le terminer en sachant que je ne l'avais pas acheté. Mais cette question ne s'est jamais posée puisque j'ai terminé ce livre en à peine une journée.

Je suis fière de pouvoir dire que Gail Garriger m'a définitivement réconciliée avec les histoires de vampires et de loups-garous. Mais attention, Sans âme est loin d'être n'importe quelle histoire de vampires et loups-garous. Dans la très chic société londonienne du 19ème siècle on suit les aventures d'Alexia Tarabotti, une jeune femme qualifiée de vieille fille car à 26 ans, elle n'est toujours pas mariée. Très vite, on découvre qu'Alexia n'a rien d'une femme ordinaire et que faute de pouvoir contrôler sa curiosité, elle se retrouve très souvent dans des situations délicates.

Le roman commence très fort puisque dès les premières pages du livre, Alexia fait une rencontre des plus désagréable. S'en suit alors une multitude de péripéties et de rebondissements qui ne laissent pas une seconde de répit au lecteur. On se retrouve happé dans l'histoire et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Les pages défilent et avant même qu'on ne s'en rende compte, on se retrouve à la fin du livre.

La première chose qui m'a séduite dans ce roman, c'est le personnage principal, Alexia Tarabotti. Dès le premier chapitre, on comprend qu'elle n'a rien à voir avec toutes ces héroïnes un peu trop fleur bleu et niaises que l'on retrouve très souvent dans les histoires qui font appel aux vampires et loups-garous et qui me hérissent les poils. Alexia, au contraire, est forte, indépendante, audacieuse et pleine de maturité. Elle n'a pas un physique parfait, ce qui la rend d'autant plus appréciable, elle est débrouillarde, intelligente et pleine d'humour. Elle n'a pas la langue dans sa poche et ses répliques cinglantes m'ont plus d'une fois fait rire, mais elle ne parle jamais pour dire des choses stupides. Bref, Alexia a toutes les qualités que j'apprécie chez une héroïne de roman.

Lord Maccon, l'autre personnage central de ce livre, m'a lui aussi beaucoup plu. Beau mais quelque peu bourru, il ne laisse personne indifférent et je me suis régalée en lisant les interactions entre ces deux forts caractères. Chaque fois qu'Alexia et Lord Maccon se retrouvent dans la même pièce, on peut être sûr de ne pas s'ennuyer. Bien sûr, on devine très vite que derrière le jeu d'attirance/répulsion entre Alexia et Lord Maccon, il se cache quelque chose de beaucoup plus sérieux. On prend un malin plaisir à les voir se chercher tout au long de la lecture, d'autant plus que Gail Garriger a su rendre cela amusant et piquant sans que cela ne devienne barbant ou redondant.

L'autre atout de ce roman n'est autre que l'écriture de Gail Garriger. L'auteure de Sans âme a adopté un style assez particulier, inspiré de la façon de parler du 19ème siècle. Cela aurait pu vite devenir lourd et pompeux et pourtant ce n'est pas le cas. Ce style très élaboré se marrie parfaitement avec l'atmosphère du roman et rend ce livre unique en son genre.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré l'histoire d'Alexia Tarabotti. D'ailleurs, je me suis déjà procurée la suite et il me tarde de me plonger dedans !

En bref :
Une lecture addictive et de qualité, pleine d'humour et rafraîchissante qui ne vous ennuiera pas. N'hésitez pas une seconde avant de vous plonger dedans.

Quelques extraits pour vous tenter :
Mademoiselle Tarabotti leur apparaissait comme une vieille fille dont la triste condition résultait de toute évidence de la combinaison d’une personnalité dominatrice, d’un teint mat et d’un visage aux traits trop prononcés. Alexia considérait qu’expliquer l’absence d’âme aux masses mal informées n’en valait pas la peine. C’était presque, mais pas tout à fait, aussi embarrassant que l’on sache que son père était à la fois mort et italien.

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« Lord Maccon, dit mademoiselle Tarabotti, comment se fait-il que lorsque vous êtes là je finis toujours à plat ventre dans une position inconvenante ? »
Le comte souleva un sourcil élégant.
« La première fois que nous nous sommes rencontrés, je crois que c’est moi qui ai fait une chute particulièrement indigne.
- Comme je vous en ai déjà informé, précisa Alexia en brossant sa robe, je n’avais pas laissé ce hérisson là intentionnellement. Comment pouvais-je savoir que vous alliez vous asseoir sur cette malheureuse créature ? »




jeudi 28 mai 2015

Five Kingdoms, Tome 1 : Les pirates du ciel - Brandon Mull

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Titre : Five Kingdoms, Tome 1 : Les pirates du ciel.
Auteur : Brandon Mull.
Genre : Jeunesse.
Editions : Hachette romans.
416 Pages.

Résumé : 
Tout ce que voulait Cole Randolph le soir d’Halloween, c’était passer une bonne soirée avec ses amis – et peut-être aussi de se rapprocher un peu de Jenna Hunt, la plus jolie fille du collège. Il était bien loin d’imaginer que la maison hantée était la porte d’entrée vers une autre dimension. Ni que des malfaiteurs forceraient ses amis, Dalton et Jenna, à franchir le portail, pour en faire des esclaves. Cole n’a pas le choix : il s’élance à leur suite avant que le passage se referme. Il atterrit dans les Confins, un monde magique constitué de cinq royaumes qui s’étendent entre réalité et imagination. Seul problème : une fois qu’on y est, il devient très difficile de repartir des Five Kingdoms… 


Mon avis : 
Ce livre marque le grand retour de Brandon Mull après la fin de sa saga Fableheaven qui semblait avoir séduit bon nombre de lecteurs. Je n'avais jamais eu l'occasion ou l'envie de lire ces premiers livres. Néanmoins, face à la couverture pleine de promesses d'aventures de son roman jeunesse Five Kingdoms je n'ai pas su résister et je me suis lancée dans la découverte de ce nouvel univers. 

Je dois tout de suite vous avouer que je n'ai pas beaucoup apprécier cette lecture qui pourtant à la base semblait avoir tout pour me plaire : un univers parallèle fantastique, du mystère, du danger, de l'aventure. C'était le mélange parfait pour ne pas s'ennuyer d'un bout à l'autre du livre et pourtant, je n'ai cessé d'être gênée, tout au long de ma lecture, par une multitude d'éléments.

Tout d'abord, les réactions des personnages manquent parfois cruellement de réalisme. Si comme Cole, le héros de l'histoire, je m'étais, du jour au lendemain, retrouvée projetée dans un univers parallèle où les enfants deviennent esclaves, je ne l'aurais sûrement pas pris aussi sereinement que lui.
De même, les réactions tantôt puériles et agaçantes des personnages secondaires m'ont un peu rebutées et rendent difficiles pour le lecteur de s'attacher à eux.

Ensuite, j'ai eu un peu de mal à comprendre le fonctionnement de ce monde parallèle. Or, même si ce roman se situe dans la littérature de l'imaginaire, je pense qu'il est essentiel de le rendre compréhensible et plus vrai que nature afin que le lecteur puisse se le représenter du mieux possible et prendre plaisir à y évoluer. Certains auteurs de livres jeunesses parviennent avec brio à mettre en place un univers parallèle attirant et savent séduire les lecteurs,  jeunes comme moins jeunes grâce à un monde riche et complexe, des personnages vrais et attachants, une intrigue captivante, une écriture efficace mais ce n'est pas le cas de ce livre. 
J'ai trouvé les personnages plats, peu développés et insipides. On ne s'attache pas du tout à eux et ils m'ont laissé tout à fait indifférente. Les explications qui sont apportées sont parfois un peu tirées par les cheveux et elles sont lâchées un peu vite, sans aucune subtilité. L'intrigue se résout un peu trop facilement à mon goût et la scène finale est loin d'être. 

Enfin, l'autre reproche que je pourrais faire à ce livre concerne l'écriture que j'ai trouvé un peu trop approximative et inégale. La narration est bien menée et les descriptions sont agréables à lire : elles sont parlantes pour le lecteur sans être trop lourdes. En revanche, les dialogues ne sont pas du tout convaincants. Les répliques s'enchaînent de manière précipitée et certaines paroles qui sortent de la bouche d'enfants de onze-douze ans ne sont pas du tout adaptées à leur jeune âge.

Néanmoins, tout n'est pas à jeter dans ce livre. Les plus jeunes prendront sûrement plaisir à suivre les aventures tumultueuses de Cole Randorf, qui est loin des caricatures des jeunes héros trop parfaits que l'on peut parfois trouver dans certains livre. Cole est un garçon normal, courageux sans être téméraire et plein de ressources, mais rien ne laisse à penser qu'il ait quoi que ce soit de différents des autres garçons de son âge dans ce premier tome. 
L'autre gros point positif de ce livre tient à l'imagination foisonnante de son auteur. L'univers que Brandon Mull a créé est tout à fait original, ça on ne peut pas le lui reprocher. Entre des épées sauteuses qui permettent de faire des bons insensés, des monstres géants, des hamburgers gros comme des voitures, un étang de lait rempli de cookies géants, le lecteur a de quoi être dépaysé. Tout, même les choses les plus incroyables, semblent possibles de ce monde. Toutefois, à vouloir trop en faire, Brandon Mull prend également le risque de nous perdre.

En bref :
Un livre qui est loin de m'avoir convaincu. J'ai peut-être un peu trop le soucis du détail pour apprécier cette histoire un poil trop enfantine à mon goût mais qui plaira sûrement beaucoup plus un à public plus jeune.


Quelques extraits :

La lame transperça l’œil et Cole eut la sensation que son avant-bras s'enfonçait dans un grand bol de soupe chaude et gluante.
Le cyclope s'effondra sur le dos. Sans lâcher son arme, le garçon, stupéfait atterrit sur le visage du géant et vit qu'un sang épais culait de son œil.
Cole était en vie. Gromar, lui, était bel et bien mort.

Une petite note : 

mercredi 27 mai 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés - Katarina Bivald

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Titre : La bibliothèque des cœurs cabossés.
Auteur : Katarina Bivald.
Genre : contemporain.
Editions : Denoël.
496 pages.

Résumé : 

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. 
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. 
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…



Mon avis :


En grande consommatrice des livres que je suis, je ne pouvais pas passer à côté de ce roman qui n'est rien d'autre qu'une déclaration d'amour aux livres. Depuis plusieurs semaines, ce titre alléchant me faisait de l’œil et j'ai finalement craqué. Loin de m'avoir déplu, cette histoire n'a pourtant pas été un grand coup de cœur et j'en ressort quelque peu mitigée. 

Les amateurs de littérature feelgood sauront trouver leur bonheur dans ce livre et tous ceux qui aiment passer des journées entières, coupées de tout et de tout le monde, la tête plongée dans un bon roman, sauront se reconnaître en Sara Lindqvist, la petite libraire introvertie que nous suivons tout au long de La bibliothèque des cœurs cabossés. C'est avant toute chose ce qui m'a plus dans ce livre : les personnages qui apparaissent de prime abord un peu trop caricaturaux se révèle en réalité très attachants. Ils ont tous une personnalité propre, on découvre leur histoire, ils nous attendrissent, nous agacent parfois, nous émeuvent de temps en temps et on s'attache à eux.



L'ambiance du livre est aussi l'un des atouts de La bibliothèque des cœurs cabossées. Entre les pages de ce roman, vous ne trouverez pas de mièvrerie, juste un peu de douceur et d'enchantement. A la fois légère, pleine de bonne humeur et d'optimisme, elle rend la lecture de ce livre plaisante sans la rendre addictive. 

Pourtant, à côté de ces points forts, l'histoire en elle-même n'a rien de très palpitante. Elle est agréable mais très prévisible et on en devine facilement la fin. 
On y découvre l'histoire de Sara, une jeune libraire suédoise qui entretien une correspondance depuis plusieurs années avec Amy, un vieille femme vivant aux Etats-Unis. Entre ces deux femmes qu'en apparence, tout oppose, va se nouer une amitié par lettres interposées. Elles vont échanger sur leur passion commune : la littérature. Un beau jour, Sara décide de sauter le pas, de surmonter sa timidité et de monter dans un avion, la valise pleine à craquer de livres pour se rendre chez Amy, aux Etats-Unis. Malheureusement, en arrivant chez sa correspondante, elle découvre qu'Amy est décédée. N'ayant rien qui l'attend en Suède, Sara décide tout de même de rester dans la petite ville atypique de Broken Wheel jusqu'à l'expiration de son visa et pour s'occuper, elle entreprend un projet fou : y ouvrir une librairie. 

J'ai trouvé les quelques premiers chapitres difficiles à passer mais une fois le décor planté et les personnages présentés, on se laisse facilement emporter par l'histoire grâce à l'écriture légère de Katarina Bivald. Les pages défilent, sans grande révélation, nous dépeignent la vie d'une petite communauté américaine et on arrive très vite à cette fin on ne peut plus évidente. 




En bref  
Une lecture en demi-teinte. Un livre léger mais sans surprise, agréable à lire et plein d'optimisme qui ne vous prendra pas la tête et qui plaira à tous les amoureux des livres.


Quelques extraits : 
Il y a toujours un lecteur pour chaque livre. Et un livre pour chaque lecteur. 

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Sophie porta le livre à son visage, toujours avec précaution, et inspira lentement par le nez. Elle sourit.
- Tu sens? L'odeur des livres neufs. Des aventures pas encore lues. Des amies dont on n'a pas encore fait la connaissance, des heures d'escapade hors de la réalité qui attendent.



mardi 26 mai 2015

C'est décidé, je me lance...

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Bienvenue à tous dans mon antre.


Avant que les choses sérieuses ne commencent, je pense qu'une petite présentation s'impose. 

Je m'appelle Aline, j'ai 20 ans et tout le temps que je ne passe pas sur les bancs de la fac de droit, je le passe à dévorer des livres, car oui, je suis une véritable livraddict ! Je suis tombée dans la marmite de la lecture quand j'étais toute petite et fort heureusement, je n'ai jamais pu en ressortir. 

J'ai passé des moments extraordinaires entre les pages de mes romans préférés : j'ai beaucoup ris, pleuré parfois (honte à moi), j'ai hurlé de rage en lisant des fins au suspens insoutenables, j'ai voyagé à travers des contrées lointaines et inconnues, découvert des mondes et des histoires tous plus fantastiques les uns que les autres. Bref, je me suis amusée comme une petite folle et tout ça sans même quitter le confort douillet de mon lit. Merci la magie des livres...

Aujourd'hui, j'aimerais vous faire partager ma passion, vous faire découvrir tous ces livres qui m'accompagnent chaque jour et qui me rendent parfois dingue. J'espère aussi pouvoir rencontrer d'autres personnes aussi passionnées que moi par la lecture et échanger avec eux. Pour ce faire, j'ai décidé de me lancer et de créer mon propre blog ! C'est la toute première fois que je me lance dans une telle aventure et j'espère qu'elle durera le plus longtemps possible...


N'oubliez pas : les livres sont vos amis pour la vie !

Gardiens des cités perdues - Shannon Messenger

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Pour cette toute première chronique de livre, j'ai choisis de commencer non pas avec le dernier livre que j'avais lu mais avec un livre que j'avais tout particulièrement apprécié ces derniers mois. Il s'agit du tome 1 de Gardiens des cités perdues écrit par Shannon Messenger et publié aux éditions Lumen.

Résumé : 
Vous rêvez de visiter l'Atlantide ou la mythique cité de Shangri-la? Suivez le guide ! 

Depuis des années, Sophie sait qu'elle n'est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l'école, où elle n'a pas besoin d'écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d'une mémoire photographique... Mais ce n'est pas tout : ce qu'elle n'a jamais révélé à personne, c'est qu'elle entend penser les autres comme s'ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d'Histoire naturelle quand un étrange garçon l'aborde.

Dès cet instant, la vie qu'elle connaissait est terminée : elle n'est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers qu'elle a quitté douze ans plus tôt. L'y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle? Pourquoi l'a-t-on caché dans le monde des humains ? Pourquoi n'a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé?


Mon avis : 

Je ne vais pas tourner autour du pot : ce roman est, pour moi, une véritable petite pépite. Dès les premières lignes, j'ai été séduite à la fois par l'univers fantastique de ce livre et par la plume de son auteure, Shannon Messenger, qui nous entraîne à travers les péripéties de la jeune Sophie Foster sans une seule fausse note. 
Ce roman a très souvent été comparé à Harry Potter mais en dehors de quelques points communs très réduits avec les livres de J.K.Rowling (des personnages doués de pouvoirs magiques et une école) je peux vous assurer qu'il s'agit bien d'une histoire on ne peut plus originale qui saura charmer tous les amateurs de magie et d'aventure.  

L'histoire justement, est pour moi l'un des gros point fort de ce roman. L'intrigue, à la fois captivante et très recherchée, sans pour autant être trop complexe, rend la lecture addictive. Pas une seule fois je n'ai eu envie de reposer mon livre après l'avoir ouvert et une fois terminé, j'en demandais encore ! 
Il est ici question de l'histoire d'une jeune fille, Sophie Foster, qui découvre un beau jour qu'elle n'est pas n'est pas tout à fait comme les autres : elle est une elfe, un être doté de pouvoirs un peu particuliers, et elle appartient à un autre monde. Qui est vraiment Sophie Foster et pourquoi a-t-elle vécu dans le mensonge sur Terre ? C'est là toute l'intrigue de ce roman. Sa quête de vérité conduira la jeune fille à se rendre dans cet univers parallèle mais ses premiers pas dans le monde des cités perdues ne seront pas de tout repos puisqu'elle se fera très vite quelques ennemis redoutables. Fort heureusement, elle sera accompagnée par des amis fidèles qui l'aideront à surmonter les difficultés.

L'autre atout majeur de ce livre est sans conteste la plume de Shannon Messenger. Entre les pages de Gardiens des cités perdues, vous ne trouverez pas d'écriture pompeuse ou approximative. Les descriptions sont détaillées et colorées sans être lourdes à lire, les dialogues sont réalistes et très bien construits et les chapitre s'enchaînent les uns à la suite des autres à une vitesse folle, sous une écriture fluide et agréable. L'auteure a même su insérer une touche d'humour entre ses lignes ce qui rend la lecture légère. 

Le seul petit bémol que je pourrais apporter à ce livre (car oui, il faut bien trouver quelque chose à redire sinon ce ne serait pas marrant) concerne le personnage de Sophie Foster. J'ai parfois trouvé les réactions de l'héroïne de cette histoire un poil agaçantes. En revanche, les personnages secondaires de l'histoire étaient tous plus réussis les uns que les autres. Chacun a son caractère propre, ses qualités comme ses défauts ce qui les rend charmant et attachant.

En bref : 
Un univers fantastique plein de magie, des personnages hauts en couleur, une histoire captivante de la première à la dernière ligne, une écriture simple mais fluide. Il n'en fallait pas plus pour me séduire. 


Et pour finir de vous convaincre, quelques petits extraits :

- O.K... ce n'est pas facile à dire, alors je vais être direct : nous ne sommes pas humains Sophie.
Elle sursauta. L'espace d'une seconde, les mots lui manquèrent puis un rire hystérique lui échappa.
- Pas humains ! répéta-t-elle dubitative. Ben voyons...


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- C'est qui Valin ? demanda Dex.
- Le vice-président du Fan-Club de Sophie Foster. T'inquiète, c'est moi le président, je veille sur elle, répondit Keefe avec un clin d'oeil. (Il lança le paquet à sa destinataire.) Vas-y, ouvre !
Pas moyen de se défiler : Sophie déchira le papier, dévoilant un bracelet orné de petits coeurs. Elle aurait voulu disparaître sous terre.


 
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