mardi 9 juin 2015

Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 2 : Sans forme - Gail GARRIGER.

0 commentaires

Titre : Le Protectorat de l'ombrelle, Tome 2 : Sans forme.
Aureur : Gail GARRIGER.
Editions : Orbit.
Genre : Bit-Lit - Steampunk.
324 Pages.


Résumé : 
Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey.
Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout.
Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Mon avis : 
Après avoir dévoré le premier tome de la saga Le Protectorat de l'ombrelle de Gail Garriger, j'avais hâte de me replonger dans la suite des aventures d'Alexia Tarabotti. Heureusement, je n'ai pas eu à attendre bien longtemps puisque je possédais déjà la suite de Sans âme. Je l'ai entamé avec grand enthousiasme et si ce deuxième tome ne m'a pas autant ravi que le premier, j'ai tout de même beaucoup apprécié ma lecture.



- Attention, ne pas lire la suite si vous n'avez pas lu le premier tome sous risque d'être spoilé. -


Dans ce deuxième opus de la saga du Protectorat de l'ombrelle, Alexia est mariée depuis plusieurs mois au Lord Maccon et mène une vie bien remplie en tant que mujha de la Reine. Son quotidien, et celui de toutes les créatures surnaturelles de Londres, est bouleversé lorsqu'une épidémie d'humanisation fait son apparition à Londres, rendant humaines toutes les créatures surnaturelles de la ville. Alexia et son mari s'emparent de l'affaire et mènent leur enquête qui va les emporter jusqu'en Ecosse, sur les traces de l'ancienne meute de Lord Maccon.

L'ambiance du livre nous plonge à nouveau dans la société londonienne très protocolaire des années 1870 et j'ai adoré retrouver cet univers si particulier construit par Gail Garriger. De même, le personnage d'Alexia Tarabotti, ou devrais-je plutôt dire Alexia Maccon, est toujours aussi génialement égale à elle-même. Avec son caractère bien trempé et ses répliques sarcastiques, elle a su me faire sourire plus d'une fois et j'aime le fait qu'elle soit capable de se débrouiller seule, même dans les situations les plus périlleuses. J'ai aussi beaucoup aimé la complicité entre Alexia et Lord Maccon qui est indéniable et très touchante sans que leur relation n'en devienne niaise pour autant. 

Malheureusement, tout n'était pas parfait dans ce livre et quelques petits points m'ont chiffonné sans gâcher pour autant le plaisir de ma lecture.
Tout d'abord, j'ai été plus d'une fois agacée par les répliques et le comportement d'Ivy, la meilleure amie d'Alexia. Pour être franche, elle est tout ce que je déteste chez un personnage féminin et si j'avais été à la place d'Alexia, je ne me serais pas retenue pour lui mettre plus d'une fois des claques. Elle est agaçante, futile, geignarde, sans grand intérêt et son jeu du chat et de la souris avec Tunstell m'a complètement laissé de marbre.
J'ai également été quelque peu gênée par les explications concernant les machines (et plus particulièrement celles concernant l'éthérographe) qui m'ont parfois complètement perdue. Mais ces détails n'étant pas vraiment indispensables pour comprendre l'histoire, je ne m'y suis pas trop attardée.

Sans forme est un livre très réussi bien que je ne l'aie pas trouvé aussi accrocheur que le premier. Ce deuxième tome ne manque pas d'action, le voyage et l'enquête d'Alexia ne sont pas de tout repos, mais l'intrigue et les rebondissements m'ont paru moins haletants que dans le premier tome où j'avais enchaîné les chapitres sans pouvoir m'arrêter. L'intrigue de Sans forme m'a beaucoup fait pensé à une enquête à la Agatha Christie avec des petits indices distillés un peu partout au compte goutte tout au long du livre et une révélation finale qui ne m'a pas vraiment ébahie. En revanche, ce que l'on apprend à la toute fin du livre et les conséquences qui en découlent m'ont stupéfaite. Je ne me doutais pas du tout de ce qui allait arriver et j'ai trouvé ce dernier rebondissement génial. 


En bref : 
Un deuxième tome très bon, sans être aussi excellent que le premier. Une histoire fraîche, légère qui se termine sur une pointe de suspens et qui laisse présager un troisième tome encore meilleur.


Un petit extrait :

"-Oh, balivernes, soyez raisonnable Tunstell, nous ne sommes pas dans un mélodrame shakespearien, nous sommes en 1870 : le mariage est une question de pratique. Il doit être traité ainsi.

-Mais Lord Maccon et vous vous êtes marié par amour.
Lady Maccon soupira : 
-Et comment savez vous cela ?
-Personne d'autre ne supporterait le comte !"




Chronique des autres tomes de la série : 

dimanche 7 juin 2015

Half Bad, Tome 1 : Traque blanche - Sally GREEN.

0 commentaires

Titre : Half Bad, Tome 1 : Traque blanche.
Auteur : Sally GREEN.
Editions : Milan.
Genre : Fantastique.
384 Pages.

Résumé :
Tout le monde l'ignore, mais notre monde abrite des sorciers. Des sorciers blancs, qui sont bons. Et des noirs, qui incarnent le Mal. Au milieu, il y a Nathan. Nathan, dont le père est le plus puissant des sorciers noirs. Et dont la mère, grande sorcière blanche, est maintenant morte. Nathan fait peur, car il est différent. Bon ? Mauvais ? Nul ne le sait. À tel point que le Conseil des sorciers lui enlève de plus en plus de libertés. Pour finir par l’enfermer et le torturer. 
Nathan sait qu’il doit s’échapper avant ses 17 ans. Car, à 17 ans, tous les sorciers reçoivent leur don à travers une cérémonie. Et le seul à pouvoir pratiquer cette cérémonie est Marcus, son père. Nathan parvient à s'échapper, mais le plus dur reste à faire : retrouver son père. Comment faire quand tout le monde vous traque, et que vous ne pouvez avoir confiance en personne - pas même en votre famille ou en la fille que vous aimez ?

Mon avis :
Ce qui m'a tout de suite attirée dans ce livre c'est avant tout sa couverture très sombre et intrigante et son résumé dans lequel il était question de sorciers. J'adore les histoires mettant en scène des sorciers ou autres créatures magiques alors je ne pouvais pas passer à côté de ce livre malheureusement, je ressors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. Ce roman n'est pas mauvais, loin de là, mais il est assez particulier, à la fois dans son ambiance, ses personnages et dans le style d'écriture de l'auteure. Plusieurs fois j'ai eu envie de refermer ce livre et d'abandonner ma lecture mais je me suis accrochée et je suis tout de même allée au bout des 384 pages afin de connaître le fin mot de l'histoire.

Les premières pages de Half Bad ne laissent pas indifférentes et nous plongent tout de suite dans une ambiance sombre et oppressante qui nous suivra tout au long de notre lecture. On attaque cette histoire en découvrant Nathan, un jeune garçon enfermé dans une cage et martyrisé par une femme. 
Le style d'écriture est lui aussi très particulier puisque durant les premiers chapitres, l'auteure a pris le parti de raconter son histoire à la deuxième personne du singulier. Je ne suis pas habituée à lire des récits racontés de ce point de vue et je dois avouer que j'ai été un peu perturbée au début. Heureusement, par la suite, Sally Green revient à une narration plus classique qui m'a un peu plus séduite. L'auteure fait également un retour en arrière afin de permettre au lecteur de comprendre comment Nathan s'est retrouvé enfermé dans cette cage. 

L'intrigue de Half Bad, que j'ai trouvé un peu trop simple, ne m'a pas particulièrement séduite. Il y est question d'un jeune sorcier en devenir qui doit échapper à un Conseil afin de pouvoir accomplir la cérémonie qui, le jour de ses 17 ans lui permettra de devenir un véritable sorcier. J'ai trouvé que cette histoire manquait de rebondissements et de péripéties qui auraient pu rendre le roman plus captivant . Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis ennuyée mais. De même, la fin du livre m'a laissé complètement de marbre.  

Si la trame de l'histoire n'a rien de spécial, heureusement, il en va tout autrement des personnages qui ont eux une personnalité très complexe. J'ai tout de suite beaucoup aimé Nathan, le personnage principal de l'histoire qui est pour moi la grande force de ce roman.
Très vite, on découvre que Nathan n'est pas un sorcier comme les autres. C'est un semi-code. Sa mère était une sorcière blanche et son père, Marcus, est un puissant sorcier noir recherché activement par le Conseil des sorciers. Nathan a grandi entouré de sorciers blancs qui l'ont toujours dénigré et qui n'hésitent pas à l’enfermer et à le torturer. Malgré tous les mauvais traitements qu'il a pu subir, toutes les insultes qu'il a dû endurer, Nathan continue à se battre. Il est déterminé à accomplir le rituel, le jour de ses 17 ans qui lui permettra de devenir un sorcier accompli et jamais il ne baisse les bras. J'ai adoré ce personnage battant, au fort caractère et à la personnalité complexe. 

L'autre aspect du livre qui m'a aussi beaucoup plu, c'est que la frontière entre le bien et le mal est très floue. Dès le début du roman, on nous présente les sorciers blancs comme étant ceux censé incarner le bien mais plus on avance dans l'histoire et plus on découvre qu'ils peuvent faire preuve d'une cruauté redoutable. Quant aux sorciers noirs qui nous sont présentés comme des êtres impitoyables, on les prend en pitié et on apprend même à les apprécier. 


En bref : 
Une histoire assez particulière, plutôt sombre, qui m'a intriguée sans ma captiver.


Un petit extrait :

"J'ai malgré tout un secret. Un secret si noir, si désespéré, si absurde qu'il m'est impossible de le partager. Une petite histoire que je me raconte le soir, avant de m'endormir. Mon père n'a en réalité rien d'un personnage maléfiques ; il est fort et puissant. Il s'inquiète pour moi...il m'aime."



Le trailer de Half Bad si ça vous tente : 



samedi 6 juin 2015

Les chroniques Lunaires, Tome 1 : Cinder - Marissa MEYER

0 commentaires

Titre : Les chroniques lunaires, Tome 1 : Cinder.
Auteur : Marissa MEYER.
Editions : Pocket Jeunesse.
Genre : Dystopie - Fantastique.
384 Pages.

Résumé : 
Humains et androïdes cohabitent tant bien que mal dans la ville de New Beijing.Une terrible épidémie ravage la population.Depuis l'Espace, un peuple sans pitié attend son heure...Personne n'imagine que le salut de la planète Terre repose sur Cinder, brimée par son horrible belle-mère. Car la jeune fille, simple mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg, détient sans le savoir un secret incroyable, un secret pour lequel certains seraient prêts à tuer...

Mon avis : 
Les réécritures de contes pour enfants ne m'ont jamais trop attirée, pour la simple et bonne raison que ces histories ont bercé mon enfance et que j'ai toujours peur d'être déçue par la réadaptation de l'auteur. J'ai toujours peur que l'histoire soit trop proche du conte originale et donc sans surprise ou qu'au contraire, elle s'en éloigne un peu trop et que l'on ne reconnaisse plus le conte dont elle s'inspire. Lors de sa sortie, Cinder ne me tentait donc pas tellement. Pourtant, depuis quelques mois, j'étais de plus en plus attirée par la saga des chroniques lunaires de Melissa Meyer, notamment grâce aux nombreux avis presque tous unanimement positifs que j'ai pu lire et qui ont fini par me convaincre. J'ai donc décidé de me lancer et bien que l'histoire ne m'ait pas laissée sans voix comme pour certains, j'ai tout de même apprécié ma lecture et passé un agréable moment.

Dans ce premier tome de sa saga des Chroniques lunaires, Marissa Meyer reprend le conte pour enfant de Cendrillon et le transpose dans un univers futuriste. Ce qui m'a tout de suite plu dans ce livre c'est que, loin de faire une simple copie du conte originale, Marissa Meyer a su insuffler à son histoire une dose de modernité et surtout, une originalité qui nous permet très vite d'oublier le conte originale de Cendrillon et d'apprécier ce roman à sa juste valeur. 

Les éléments essentiels du conte de Cendrillon sont tout de même omniprésents dans le livre de Marissa Meyer. On y retrouve donc la méchante belle-mère, les deux sœurs, le prince charmant et le bal mais les ressemblances s'arrêtent là. Très vite, le premier tome de la saga des Chroniques lunaires se détachent du conte classique et derrière l'histoire de la rencontre entre un prince charmant et une jeune fille de basse condition on découvre une autre intrigue aux enjeux beaucoup plus importants qui relègue la romance au second plan.

L'histoire de Cinder se déroule dans un lointain futur, après la quatrième guerre mondiale. Depuis longtemps, un conflit sous-tend les relations entre le Terre et la Lune et alors que sur Terre, une épidémie fait rage et que le prince Kaito est sur le point de devenir empereur de la Communauté, sur la Lune, la méchante reine Levana est prête à tout pour devenir impératrice de la Communauté. Dans ce contexte très tendue, Cinder, une jeune mécanicienne mi-humaine, mi-cyborg va faire la connaissance du prince Kai et de cette improbable rencontre va naître une complicité à laquelle elle ne s’attendait pas. 

Le personnage de Cinder est particulièrement attachant. Martyrisée par sa belle-mère, on prend très vite cette jeune fille en pitié. Malheureusement, le voile de mystère qui entoure Cinder est facilement levée et on devine sans trop de mal sa véritable identité. Toutefois, ce manque de surprise ne gâche en rien le plaisir de la lecture. 

On pourrait également tomber facilement sous le charme du prince Kai mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé ce personnage un peu trop lisse et parfait pour être vrai. Il est beau, intelligent, touchant et en plus il est prince : bref, il a tout du héros sans défaut qui a tendance à me taper sur les nerfs. 
A l'inverse, j'ai trouvé le personnage de Levana beaucoup plus intéressant. Cette reine aux pouvoirs inquiétants incarne à merveille la méchante des contes de fées.

En bref : 
L'auteure a su réinventer le conte de Cendrillon sans lui faire perdre son identité. C'est un premier tome très prometteur, agréable à lire et divertissant mais sans grande surprise. 

Un petit extrait :
« Kai s'écarta de l'établi et regarda autour de lui.
- Demandez à l'un de vos voisins de garder un œil sur votre échoppe.
- Certainement pas. Je paie pour louer cette échoppe. Je ne vais pas l'abandonner pour le premier prince qui passe. »



mardi 2 juin 2015

Bone Season, Tome 1 : Saison d'os - Samantha SHANNON

1 commentaires

Titre : Bone Season, Tome 1 : Saison d'os.
Auteur : Samantha SHANNON.
Editions : J'ai lu.
Genre : Dystopie - Fantastique
573 Pages.

Résumé :
Londres, 2059. Paige Mahoney travaille pour une organisation criminelle souterraine. Son job : glaner des informations en s'insinuant dans le cerveau des gens illégalement. Car Paige est une clairvoyante, "une anormale", et elle n'est pas la seule. Mais selon les règles de Scion, son existence même est déjà une trahison.



Mon avis : 
J'avais hâte de me plonger dans ce livre. Depuis plusieurs mois, il me faisait de l’œil, tout d'abord parce que son résumé était vraiment alléchant (une jeune femme douée de pouvoirs psychiques et travaillant pour une organisation criminelle, il n'en faut pas plus pour attirer mon attention) mais aussi parce que j'en avais entendu dire beaucoup de bien. Alors dès que je l'ai eu entre mes mains, je me suis plongée dedans et le moins que je puisse dire, c'est que mes attentes n'ont pas été déçues.
Tout d'abord, je tiens à dire que je suis admirative face aux trésors d'imagination dont à fait preuve Samantha Shannon, l'auteure de Saison d'os pour créer son univers dystopique. Le monde qu'elle a imaginé est tout simplement unique en son genre, incroyablement complexe et bien construit. Essayer de vous le décrire en quelques lignes serait peine perdue mais je peux tout de même vous en brosser un portrait très rapide. L'histoire débute à Londres en l'an 2059. La capitale anglaise qui nous est dépeinte dans ce livre n'a absolument rien à voir avec la ville telle que certains peuvent la connaître. Il n'y a plus de royauté depuis l'an 1901 et désormais, c'est une organisation du nom de Scion qui dirige la ville. Certaines personnes, aussi appelées clairvoyants, présentent des capacités psychiques. Ils ont interdiction formelle d'utiliser leurs dons de voyances sous peine de mort et sont traqués sans relâche par la Division de Vigilance Nocturne. Dans cette société futuriste, les organisations criminelles se sont développées comme des petits pains et forment un véritable Etat dans l'Etat. Ils  recrutent à tours de bras des clairvoyants pour mener leurs petits crimes. Paige Mahoney, une clairvoyante dotée du don de marcherêve, fait partie de l'une de ces organisations criminelles. Elle travaille pour les Sept-Sceaux et son Seigneur-mime Jaxon Hall, depuis l'âge de seize ans jusqu'au jour où elle arrêtée par des membres de le DVN et amenée dans un endroit mystérieux contrôlé par des êtres qui n'ont rien d'humain.

Les premiers chapitres de ce romans servent essentiellement à poser le cadre de l'histoire et à nous présenter l'organisation de la société. Ce n'est pas le moment le plus amusant du livre. La lecture peut même sembler parfois un peu laborieuse, notamment à cause des mots complètement nouveaux, inventés par l'auteure pour décrire son monde. Néanmoins, c'est un passage obligé pour pouvoir comprendre et apprécier pleinement l'histoire de Paige Mahoney. De plus, on parvient très vite à maîtriser ce vocabulaire technique et une fois les premiers chapitres passés, on entre véritablement dans l'intrigue, on est happé dans les pages de ce livres et il est bien difficile d'en ressortir avant de connaître le fin mot de l'histoire.

Ce qui m'a particulièrement plu dans ce livre, outre l'univers riche dans lequel se déroule l'intrigue, c'est la magie on ne peut plus originale et très bien développée qu'a su créer Samantha Shannon. Je n'ai jamais lu de livre utilisant la magie de la voyance de façon aussi poussée. Entre les chiromanciens, les dendromanciens, les spodomanciens, les cléromanciens, et j'en passe et des meilleurs, les amateurs de la science divine seront aux anges. 

J'ai également beaucoup aimé le personnage de Paige. Forte, débrouillarde et indépendante, elle garde une part de vulnérabilité et elle est toujours là pour aider ses amis. C'est l'héroïne idéale pour un roman dystopique et son fort caractère ne lui sera pas de trop pour lui permettre de survivre dans ce milieu hostile. Sa relation avec le sombre et  mystérieux Gouverneur est captivantes et j'ai adoré les moments mettant ces deux personnages en scène. 

Le seul gros bémol que je pourrais apporter à ce livre concerne la sortie française du tome 2 de cette saga. Initialement prévue pour mai 2015, elle semble avoir été repoussée à Janvier 2017 et je ne sais pas si je pourrais attendre aussi longtemps pour lire le tome 2 !


En bref :
Un premier tome très réussi qui tient toutes ses promesses. Une histoire entraînante et des personnages aux personnalités complexes dans un univers riche et bien construit, que demander de plus !


Quelques extraits : 
"J'avais toujours su que le paradis n'existait pas. Jax me l'avait répété un nombre incalculable de fois. Même le Gouverneur me l'avait dit. Il n'y avait qu'une lumière blanche, l'ultime lueur ; une dernière étape en lisière de conscience, là où toutes les choses s'achevaient. Au-delà, résidait l'inconnu. Toutefois, si le paradis avait existé, il m'aurait fait cette impression là. Celle de toucher l'éther à mains nues. Je n'aurais jamais imaginé une chose pareille de sa part. Ni de celle de qui que ce soit d'autre.Je serrai les mains dans son dos, le forçant à se plaquer au plus près de moi. Il me prit la nuque dans sa paume. Je sentais la moindre rugosité de sa peau."




 
Copyright © Chat'lit
Blogger Theme by BloggerThemes | Theme designed by Jakothan Sponsored by Internet Entrepreneur